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Compte rendu du Groupe Ouverture Sociale de la Commission Amont du 5 octobre 2010

Le jeudi 18 novembre 2010.

Le Groupe Ouverture Sociale de la Commission Amont de la Conférence des Grandes Ecoles s’est réuni le 5 octobre 2010 à Mines ParisTech.

Voici le compte rendu de cette rencontre, rédigée par Chantal Dardelet, pilote du Groupe Ouverture Sociale.

Cette rencontre du GOS a rassemblé plus de 70 participants, pour des temps de débats, de témoignages et d’informations portant notamment sur l’évolution des politiques publiques en matière d’égalité des chances.

  • Accueil :
    • Tour de table - Accueil des nouveaux venus
    • Validation du CR du 6 juillet 2010
    • Informations générales et points d’actualité :
      • Article de presse
      • Interview de Valérie Pécresse dans l’Express
    • Avancement du livre blanc de l’ouverture sociale de la CGE
  • Point « Cordées de la réussite » :
    • Bilan des cordées cette année
      • Résultat des labellisations "Cordées de la réussite" 2010
      • Commentaires du MESR / Message de M. Fraysse de l’Acsé
      • Avancement des financements
    • Perspectives pour l’an prochain :
      • Sur le fond : priorités / publics / objectif…
      • Sur la forme : modalités de labellisation et de financement
  • Déroulement des projets d’égalité des chances et (éventuelles) difficultés rencontrées
  • Suivi des parcours des jeunes tutorés : comment poursuivre l’accompagnement après le bac ?
  • Annonces et agenda

Prochaines dates :

Pour les GOS :

    • Mardi 7 décembre 2010 (au lieu du 9 décembre prévu initialement)
    • Mardi 8 février, Jeudi 7 avril, Mardi 17 Mai 2011
    • Séminaire d’été du Vendredi 1er juillet au Dimanche 3 juillet 2011 à Marseille

Pour des événements liés à l’égalité des chances :

    • Colloque à l’UTBM le 17 novembre 2010
    • JPI de PARTAGE : samedi 20 novembre (pour les étudiants tuteurs)
    • Les 10 ans de l’association Tremplin : 25 novembre 2010
    • Les 48h pour l’égalité des chances : colloque à l’ESSEC les 20 et 21 mai 2011

Accueil et informations générales :

Chantal Dardelet invite tous les participants à se présenter et accueille les nouveaux venus.
Bienvenue en particulier aux représentants des écoles qui viennent de rejoindre le groupe suite
notamment à l’enquête ouverture sociale d’avril 2010 et aux représentants des rectorats,
interlocuteurs privilégiés des grandes écoles dans les cordées de la réussite.

Le CR du 6 juillet 2010 n’appelle aucune remarque de la part des participants. Il est validé.

Quelques informations générales sont données :

  • Chantal Dardelet félicite chaleureusement Agnès Volpi au nom de tous les membres du groupe
    pour la légion d’honneur qui lui sera remise par Fadela Amara à Nancy le 8 octobre.
  • Suite à la parution d’un article d’Agnès Van Zanten dans Le Monde du 14 septembre (article en pièce jointe), et d’un
    dossier dans la revue Sociétés contemporaines sur l’ouverture sociale des grandes écoles, un
    débat est lancé, plusieurs membres du GOS ayant souhaité s’exprimer sur le sujet. Guillaume
    Quiquerez de Centrale Marseille revient sur une des idées de ce texte selon laquelle l’ouverture
    sociale et les politiques d’égalité des chances ne peuvent tenir lieu de politique éducative
    globale. Certes. Mais il souligne « qu’on ne se reconnaît pas dans ces propos très parisiens »,
    que quand les médias parlent d’ouverture sociale, ils font toujours référence aux initiatives des
    très grandes écoles parisiennes, alors que l’on sait bien que la sociologie des élèves parisiens
    est très particulière. Les initiatives des écoles de province ne sont pas mentionnées, alors
    qu’elles sont très importantes et représentent une réalité très différente. L’exemple de la CPES
    est donné. On parle toujours de celle d’Henri IV, spécifique, et qui s’adresse à de très bons
    élèves, sans parler des autres CPES qui ont une approche différente et s’adressent à d’autres
    publics.

Autres points qui font également réagir : le texte stipule que 2/3 des élèves accompagnés
appartiendraient aux classes moyennes. L’ESSEC qui est directement ciblée par cet article
interpelle Agnès Van Zanten, en s’inscrivant en faux contre cette affirmation pour ce qui la
concerne.

Enfin, dire que les grandes écoles ne se renouvellent pas est faux. Cela ne se sait peut-être pas
encore, mais nos écoles connaissent actuellement des évolutions majeures.

    • L’article s’appuie notamment sur la fameuse étude de l’IGEN et l’IGAEN à laquelle
      peu de personnes ont eu accès à ce jour. Les membres du GOS insistent sur la nécessité
      d’avoir accès au rapport de l’Inspection générale, pour éviter que les seules sources
      d’information ne soient les médias, d’autant que l’article de V. Pécresse ne s’appuie
      semble-t-il pas que sur l’étude des IG.
    • Claude Boichot informe que ce rapport est à venir. Il s’agit d’un rapport d’étape. Il
      faudra également zoomer sur le baccalauréat.
    • L’article pointe la nécessité de travailler en amont. Les participants sont évidemment
      d’accord avec cette affirmation et soulignent que beaucoup de choses sont faites dans ce
      sens et qu’il faut évidemment poursuivre dans cette voie.
    • Des disciplines ressortent en termes d’inégalité de réussite : maths et langues, ce qui ne
      surprend pas les personnes impliquées dans l’ouverture sociale depuis un certain temps.
    • La nécessité d’individualiser les parcours est plus que jamais importante. Là aussi les
      chefs de projet sont d’accord.
    • L’idée de la comprehensive review est à creuser.
    • La proposition de « repenser les épreuves de langues , de les ouvrir aux langues
      maternelles » pose question :
      • On ne peut pas se priver de l’anglais, langue économique indispensable dans un
        contexte international.
      • Oui, la reconnaissance et la valorisation de la culture familiale doivent être des
        atouts pour les jeunes eux-mêmes et pour la société française. Mais la langue
        maternelle n’est pas toujours bien maîtrisée par les jeunes, notamment à l’écrit. Par
        exemple, les maghrébins ne connaissent pas forcément l’arabe littéraire.
      • Quelqu’un pointe le risque de communautarisme si on encourageait cette pratique.
        Cette vision n’est pas partagée par le groupe.
      • Ce n’est pas au moment du supérieur que se joue la maîtrise de la langue maternelle.
        Elle fait partie de l’identité d’un individu et il faut la travailler bien en amont, dès
        l’enfance.
      • En tant que LV3, cette langue maternelle ne sera pas complètement maîtrisée et cela
        limite son utilité pour l’entreprise
      • L’intérêt de pratiquer plusieurs langues étrangères, c’est notamment de se
        démarquer des autres étudiants. Or, des élèves parfaitement bilingues ont échoué à
        des concours. Cela renforce l’idée que la structuration des langues maternelles doit
        passer par l’école.

Chantal Dardelet conclut en montrant, chiffres à l’appui, que les actions d’ouverture sociale
des grandes écoles vont globalement dans le sens des pistes évoquées ici :

    • 46% des écoles ont commencé à réfléchir et à agir sur la diversification des
      recrutements
    • 46% des étudiants de nos écoles sont recrutés sur CPGE, ce qui veut dire que 54% y
      accèdent par d’autres voies. Les CPGE sont une voie de réussite indéniable mais
      elles ne sont pas la seule voie d’accès à l’excellence.
    • Un groupe de travail sur la diversification des modes de recrutement devrait être mis
      en place au sein de la Commission amont.
  • Avancement du livre blanc de l’ouverture sociale de la CGE  :
    • Une première version sera remise fin octobre au MESR pour une diffusion envisagée en
      novembre – décembre. Ce document a repris et formalisé les réflexions du GOS depuis sa
      création, reprenant en particulier la question centrale des objectifs visés par l’ouverture sociale
      dans notre société, des choix faits par la CGE et ses écoles en termes d’objectifs et de publics
      ciblés, en insistant sur la nécessité de garder un cap dans la durée.

Des annexes en 2ème partie illustreront la 1ère partie du document par des exemples concrets
issus de nos écoles, et en particulier des plus sélectives, celles-ci faisant l’objet des critiques les
plus virulentes de la part des médias.

Les Cordées de la réussite

Chantal Dardelet introduit le sujet en résumant les préoccupations que lui ont transmis les porteurs
de projets. Ces préoccupations sont de deux ordres :

A court terme (année 2010-2011) :

  • Quid de la labellisation de juillet 2010 ? Difficulté de voir clair dans un cadre auxnombreux interlocuteurs : du niveau national au niveau local, en forte transversalité
    (éducation nationale et enseignement supérieur d’une part, ministère de la ville d’autre part)
  • Au-delà de la labellisation, qu’en est-il des financements ? Qu’en est-il du financement des
    cordées qui n’entrent pas dans la politique de la ville (zones rurales,…) ?

A moyen terme (année 2011-2012) :

  • Faut-il garder le cap du public ciblé depuis quelques années ou se recentrer sur d’autres
    publics (bacs pro, collèges…) ? Les priorités restent-elles l’accès aux filières longues et
    sélectives type grandes écoles, ou doit-on cibler plus large ? On rappelle à ce sujet que les
    partenariats avec les établissements sont longs à établir et qu’on ne peut pas changer de cap
    facilement, ni « jeter » les publics que l’on a commencé à accompagner et auprès desquels
    on s’est engagés pour plusieurs années.
  • Quelle visibilité a-t-on sur les moyens et modes de financement pour l’an prochain ?

La parole est donnée à Yves Goepfert qui représente le MESR (Ministère de l’Enseignement
supérieur et de la recherche). Celui-ci indique que 254 cordées ont été labellisées. Les recteurs en
ont eu la notification officielle hier. Certaines appellent des modifications qualitatives qui seront
demandées par les recteurs.

Elles ont des configurations variables, qui reflètent la réalité de la France et l’hétérogénéité des
approches. L’objectif des cordées est bien de mettre en synergie toute la chaîne. En 2008, l’objectif
était sur les lycées généraux et technologiques. En 2010, on a ajouté des lycées professionnels, des
collèges. Ce n’est pas un changement de cap, mais un séquençage, un complément, l’entrée en jeu
progressive d’un champ d’acteurs plus large.

Les rectorats sont les interlocuteurs locaux ; ils ont reçu des informations récemment, les porteurs
de projet doivent se mettre en relation avec eux et avec la préfecture de département.

Cette année, la masse financière disponible reste conséquente et des arrangements semblent avoir
été trouvés. Les Cordées seront toutes financées. Les préfectures ont dû faire une évaluation des
budgets nécessaires pour les cordées et les financements sont disponibles.

Chantal Dardelet lit alors un message de Serge Fraysse de l’ACSE, celui-ci n’ayant pu être
présent :

« Petit point d’information concernant l’Acsé et les financements des cordées de la réussite 2010 2011.
Le budget confié par le ministère en charge de la politique de la ville à l’Acsé et réservé par celle ci est de 4 M. d’€.
Comme vous le savez, nous avons interrogé les préfectures, délégués départementaux de l’Acsé, afin qu’elles fassent un
travail d’estimation des budgets nécessaires pour financer l’ensemble des cordées de la réussite qui ont été présentées
en commission nationale interministérielle en juillet dernier. Ces données ont complété les éléments à notre disposition
par la tenue de la commission nationale (notamment l’annexe 2 de la circulaire du 5 mai 2010) qui donnaient déjà
quelques éléments, notamment sur la géographie prioritaire ; Il s’agissait en particulier de nous préciser et d’estimer
en € l’amplitude du projet, la part politique de la ville, le tutorat à partir de références chiffrées (contenu et modalités),
l’animation de celui ci (ingénierie, soutien administratif nécessaire).
Tous les départements ont répondu à notre sollicitation et nous avons pu à partir de là bâtir des tableaux budgétaires
cohérents par rapport à l’enveloppe disponible, qui reste la même, soit 4 millions d’€. Un premier travail d’articulation
a pu être fait avec le MESR, par rapport à ses propres financements.

Points d’informations complémentaires : nous prévoyons de bâtir avec le MESR et le SG CIV un tableau de bord qui
permettra de mesurer l’activité des cordées en 2011. En 2011, le budget prévisionnel demeure le même concernant les
financements politique de la ville, sous réserve de changement notamment lors de la discussion du budget à
l’Assemblée dans le cadre de la loi de finances. »

Yves Goepfert poursuit sur les cordées de la réussite :

  • Il rappelle que les Cordées de la Réussite ne se limitent pas aux actions de tutorat, pour toucher
    le plus grand nombre possible d’élèves. Il s’agit bien de la mise en réseau de l’ensemble des établissements d’une académie. On ne peut pas installer une politique qui ne prendrait pas en
    compte tous les établissements.
  • Les universités sont progressivement de plus en plus présentes dans le dispositif.
  • La Charte des Cordées, signée par 17 Ministères et secrétariats d’Etat décrit « l’amplitude du
    paradigme des Cordées ». Une circulaire, signée par 6 Ministères, donne des directives
    opérationnelles et précise les finalités. [NDLR : cette charte, ainsi que la liste des cordées
    labellisées ont été adressées à tous les membres du GOS dès le lendemain du GOS]. Il faut
    maintenant faire vivre cette charte…
  • Claude Boichot précise que des budgets non fléchés « cordées » peuvent néanmoins être
    utilisés pour les cordées. C’est vrai de certains budgets de l’Education Nationale, comme des
    crédits DRAC pour l’ouverture culturelle. A voir localement. La charte dit aussi qu’il est
    possible de faire intervenir des associations, des acteurs locaux, etc … Une cordée ne doit pas
    fonctionner qu’avec des fonds publics.
  • Yves Goepfert informe que le site de l’ONISEP aura prochainement un espace dédié aux
    Cordées de la Réussite : espace interactif et vitrine, avec des liens sur les sites des académies
    qui ont également des espaces dédiés aux Cordées, ces sites pouvant pointer vers des sites qui
    présentent les actions menées dans le cadre des cordées, et toute information jugée utile.
  • L’évolution des cordées va vers le sens d’une responsabilisation croissante des rectorats, pilotes
    de cordées ; l’examen des dossiers au niveau de l’académie est plus pertinent pour comprendre
    les projets et prendre en compte les spécificités des territoires. Le Ministère de l’Enseignement
    Supérieur et de la Recherche a demandé que soient nommés des référents académiques pour
    organiser le pilotage pédagogique des Cordées de la Réussite au niveau national. Cela
    permettra également de mieux préparer les Journées des Cordées des 21 et 22 janvier 2011,
    appelées Journées de l’excellence et de la réussite l’an dernier. Ces journées doivent être
    l’occasion de faire connaître ce qui est fait, de partager des bonnes pratiques, de se rassembler.
    C’est au niveau académique ou infrarégional que se structurent les actions.

Réactions du public, et d’abord des représentants des rectorats présents :

  • A Rouen, il y a déjà une participation du MEN aux cordées via les enseignants-référents. Un
    référent cordées est déjà en place et de longue date. Sur le site du rectorat existe déjà une
    rubrique dédiée aux programmes Egalité des chances.
  • A Paris, la situation est très proche de celle de Rouen, avec un travail en étroite collaboration
    avec les correspondants de l’ACSE. Une réflexion est en cours sur le site Onisep.
  • A Lyon, il existe également déjà un espace Orientation sur le site du rectorat, avec une partie
    Cordées de la Réussite et une partie sur l’égalité filles-garçons.

Chantal Dardelet invite chacun à « proposer de la matière sur les actions menées » pour alimenter
ces sites, à rencontrer et échanger avec les interlocuteurs locaux des cordées, et à donner à voir ce
qui se passe concrètement dans nos projets.

Les difficultés rencontrées par les projets d’Egalité des chances et la réforme du lycée.

La mise en oeuvre des projets de tutorat notamment pose quelques problèmes cette année, en lien
avec la mise en place de la réforme du lycée en seconde (difficultés à concilier les emplois du
temps des élèves, des étudiants-tuteurs, des professeurs-référents…)

  • BRIO de Nantes : sur les 12 lycées partenaires, 2/3 ont cours le mercredi après-midi, contre
    la moitié seulement l’an passé. Cette difficulté est également rencontrée dans d’autres
    projets, parfois contournée par du tutorat le samedi matin. Mais à Brio, et plus généralement
    pour les projets travaillant sur des zones rurales, cette solution ne marche pas car certains lycéens sont internes et rentrent chez eux le week-end. Le tutorat ne peut pas non plus avoir
    lieu le soir après 18h30 à cause de l’horaire du « dernier bus » pour d’autres. Un contact
    avec le rectorat est nécessaire pour essayer de trouver une solution. La réforme des lycées
    qui entraîne des évolutions majeures des emplois du temps des élèves, sera de plus en plus
    difficile pour nos programmes.
  • Epinal : après un prérecrutement en juin pour avoir les noms des lycéens susceptibles
    d’entrer dans le programme, les lycéens sont affectés dans des classes libérant un créneau
    (jeudi, 16h-18h) pour le sport ou les programmes d’Egalité des chances.
  • Nancy : sur 2 lycées partenaires, un a alloué une heure d’accompagnement personnalisé au
    programme d’égalité des chances l’autre propose un créneau entre 12h et 14h, en même
    temps que l’EPS, le théâtre… Il faut aussi que les étudiants soient libres en même temps…

Le suivi des parcours / le devenir des anciens tutorés

L’INSA Lyon a proposé que nous réfléchissions ensemble au suivi des parcours, à la meilleure
façon de poursuivre l’accompagnement des jeunes tutorés, après la 3ème pour les collégiens, après
la terminale pour les lycéens. Plusieurs pistes sont possibles :

  • l’école ou le programme qui a assuré le tutorat continue l’accompagnement. Exemple du cas
    PQPM-postbac de l’ESSEC. Mais cela mobilise beaucoup d’énergie, un ETP à l’ESSEC.
  • l’école (/CPGE ou université) qui accueille le jeune dans l’enseignement supérieur « reprend
    l’accompagnement . Mais tous les établissements ne sont pas sensibilisés à la problématique
    d’ouverture sociale, et cela pose la question de l’identification des jeunes en question (mise en
    place d’une sorte de grande base de données des jeunes de l’égalité des chances ?)
  • le relais est passé à une autre structure comme Frateli, Partage, fondations, etc…

Marie Morellet, chef de projet postbac de l’ESSEC rappelle que, par pragmatisme, il apparaît que
l’accompagnement postbac revêt a minima 3 facettes : soutien méthodologique (ex : comment
travailler en CPGE ? comment réussir à l’université), soutien personnel (aide à la recherche de
stages, orientation dans le postbac…), et soutien financier (recherche d’aides au financement des
études).

Il faut impérativement que les écoles, et en particulier les plus sélectives, et/ou les plus chères,
soient conscientes des difficultés rencontrées par les jeunes de milieu modeste, et qu’elles y
apportent une réponse. Certaines le font déjà, d’autres souhaitent le faire, mais cela sous-entend
d’identifier les publics concernés – qui ne sont pas forcément les boursiers – et de le savoir
suffisamment tôt pour pouvoir intervenir à temps.

Des réflexions complémentaires sont apportées :

  • si on incite les lycéens à aller en CPGE, il faut que les CPGE prennent ensuite le relais pour
    aider à la réussite du parcours des jeunes. Aujourd’hui, certaines le font très bien, d’autres n’ont
    pas encore pris la mesure de la question de l’accueil de nouveaux publics.
  • les problèmes d’intégration ne sont pas seulement d’ordre financier : il s’agit avant tout de se
    reconnaître ou pas dans un groupe social différent du sien, avec une culturelle différente… En
    général, les chefs d’établissement et les équipes pédagogiques savent aider ces jeunes à
    s’intégrer, il faut leur faire confiance et inviter les jeunes à en discuter avec eux.
  • il faut aider les jeunes à tenir le cap : ne pas faire arrière aux premières difficultés, mais
    favoriser la création des conditions de réussite dans l’établissement, les aider à surmonter les
    obstacles et à ne pas abandonner trop vite
  • on sait que le soutien psychologique est essentiel : ces jeunes n’ont pas forcément dans leur
    entourage quelqu’un qui a vécu les difficultés de la classe prépa et qui peut aider à relativiser
    une mauvaise note.
  • comment aider ces jeunes dans leur recherche de stages et d’apprentissage ?

Pistes d’action :

  • mettre en place un continuum entre écoles, afin d’échanger les informations sur l’intégration
    des jeunes dans telle ou telle école et pouvoir assurer un suivi.
  • rompre l’isolement en animant le réseau des jeunes des programmes, des anciens tuteurs, des
    professeurs.
  • informer sur les passerelles existantes, créer des passerelles entre établissements du supérieur.

Conclusions de l’échange :

  • Pour le suivi des bénéficiaires, les accompagnants amont préviennent les écoles aval – et en
    particulier celles qui sont fortement investies de l’ouverture sociale – de l’intégration de tel ou
    tel élève dans leur établissement. Besoin de discrétion car les jeunes eux-mêmes aspirent à
    l’anonymat pour éviter la stigmatisation.
  • On constitue une liste de personnes ressources sensibilisées aux problématiques de diversité
    sociale dans les établissements qui peuvent accueillir potentiellement les jeunes des
    programmes Egalité des chances.
  • Chaque école garde contact avec le réseau des anciens tuteurs aujourd’hui en entreprise qui
    peuvent être des relais précieux pour la recherche de stages et d’apprentissages.

Agenda

  • Visite de Y. Sabeg à Brest le 3 novembre sur les cordées de la réussite
  • Colloque à l’UTBM le 17 novembre 2010
  • Prochaine JPI : le 20 novembre.
  • Les 10 ans de l’association Tremplin : 25 novembre 2010
  • Sur proposition de Chantal Dardelet, la prochaine rencontre du GOS aura lieu le mardi 7
    décembre (et non pas le 9), car une rencontre des écoles du chapitre de management a lieu à
    RMS le 9 décembre et aborde la question de l’ouverture sociale et du rôle des entreprises dans
    ce sujet.
  • Les 48h pour l’égalité des chances : colloque à l’ESSEC les 20 et 21 mai 2011
  • « Séminaire d’été » du GOS, à Marseille, du 1er au 3 juillet 2011. A ce sujet, Guillaume
    Quiquerez va mettre en place prochainement un groupe de travail pour préparer l’événement.

Prochains sujets à traiter :

  • Chantal Dardelet propose de revenir dans les prochains GOS sur quelles questions particulières
    soulevées par le livre blanc, notamment :
    • La question des indicateurs de mesure de l’évolution de la diversité sociale des écoles :
      • Les boursiers CROUS déclarés ou qui s’ignorent, les autres bourses, les apprentis,
        les CSP…
      • Les moyens que les grandes écoles ont de repérer ces boursiers. C’est fait au
        moment d’APB mais après ?
    • Autre sujet pour un prochain GOS, peut-être en lien avec la commission amont : les
      admissions parallèles et leur préparation, et plus généralement la diversification des voies
      d’accès à nos écoles.
    • Autre sujet pour un prochain GOS, peut-être en lien avec la commission amont : les
      admissions parallèles et leur préparation, et plus généralement la diversification des voies
      d’accès à nos écoles (DEPP, sept 2010).
    • Présentation de deux études, l’une sur les « Récits de vie », insertion d’étudiants en écoles de
      management, l’autre sur l’étude de Sabrina Pérugien de l’EM Strasbourg.

En pièces jointes de l’article, la Charte des Cordées de la Réussite, la liste des Cordées labellisées et l’article d’Agnès Van Zanten

titre documents joints


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