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  • #31307
    BARNAUD-MEYER Sarah
    Participant

    Je rappelle ci-dessous les arguments principaux qui ont déjà été mentionnés dans les courriels et les complète:

    PREMIÈRE SÉRIE: POUR NOTRE TRAVAIL
    1) Conséquences évidentes en termes de services, postes, conditions de travail
    2) à quoi il faut ajouter l’absence d’horizon de promotion pour les collègues du secondaire et la contribution d’une telle réforme à diminuer le nombre de postes (en philosophie c’est évident) aux concours et dans l’attractivité du métier.
    3) Une réduction du volume horaire en philo/lettres alors même que nous travaillons sur un programme différent chaque année aurait pour conséquence d’introduire une disproportion encore plus grande que celle que nous connaissons déjà entre la préparation (toujours aussi importante) et ce que nous pouvons effectivement faire avec les élèves (je sais bien qu’en CPGE scientifique c’est le cas mais le programme n’est pas notionnel; en ECG il nous faut faire le tour de différents champs de problèmes et construire ex nihilo).
    4) à terme: plus de classes, donc plus de programmes différents, plus de copies… voire pour certains collègues, un retour éventuel dans le secondaire, au moins pour partie.
    5) à terme aussi: on peut penser que le but de “mutualiser” les enseignements en tronc commun avec des spécialités ensuite sur le modèle de la réforme du bac dans le secondaire, répond à un objectif comptable et non pédagogique; donc plus d’élèves dans des classes bourrées mais aussi fermeture de classes.

    DEUXIÈME SÉRIE: POUR LA FORMATION DES ÉTUDIANTS
    1) appauvrissement des contenus: le temps est nécessaire pour s’installer dans une réflexion. Devenir de la CG associée à un “vernis”?
    2) appauvrissement des compétences rédactionnelles;
    3) sens du problème, recul critique, profondeur de champ induits par la CG: n’est-ce pas indispensable aux décideurs de demain?
    4) moins d’accompagnement à l’oral des élèves. Je rappelle la remarque de Raphaël Chappé: “les professeurs de lettres et de philosophie sont prioritairement chargés de la préparation aux oraux d’entretien de personnalité, sans que des heures ne soient spécifiquement dédiées à cette préparation.Si jamais le volume horaire de lettres et philosophie devait être diminué, les professeurs de ces deux disciplines auraient bien évidemment moins de temps à consacrer aux tâches collectives, puisque leur part du volume horaire total d’enseignement au sein de la classe serait diminuée.”

    TROISIÈME SÉRIE: QUESTIONS DIVERSES, DONT CERTAINES SONT SYMBOLIQUES MAIS DÉCISIVES
    1) fin de l’équilibre entre les quatre grands pôles de notre filière qui est pourtant absolument constitutif de son identité et garant de sa force;
    2) Remarque de R.C: “dans l’hypothèse d’une réforme de ce type, aucune spécialité n’est envisagée en lettres et philosophie”, signe d’un manque de reconnaissance évident;
    3) en l’amputant d’une part importante (c’est 2h au lieu de 3h par discipline, mais c’est 4h au lieu de 6h pour les élèves!), l’esprit général de la formation accrédite un recul institutionnel des humanités;
    4) réduire le volume horaire de la préparation alors que nombreux sont nos étudiants qui auraient besoin de 4h, n’est-ce pas à terme préparer un changement dans l’évaluation? C’est le risque de voir disparaître la dissertation ou de la réduire à un exercice dénaturé;
    5) la CG participait à l’équilibre mais aussi à l’excellence de la filière; au nom de sa “revalorisation” il faudrait faire “moins de CG”? Cela en dit long… Et à terme, si l’excellence de la filière s’amoindrit, c’est la concurrence accentuée des CPES et des Bachelors.

    #31308
    Cécile BAYLE
    Participant

    Chère collègue, Chères et chers collègues,
    Merci pour vos contributions. Même si tout le monde n’a pas encore bien pris l’habitude du forum, nous le lisons et prenons note de toute vos contributions, donc n’hésitez pas!
    Bonne journée,

    Bien cordialement,
    Cécile Bayle
    Représentante de l’Anglais

    #31334
    FRITZ Marielle
    Participant

    Effectivement, les écoles de commerce recrutent beaucoup d’élèves d’ECG, mais ont également d’autres concours qui leur permettent de recruter :
    1. bachelor
    2. prépa littéraires
    3. prépa scientifiques
    4. université (concours parallèles)

    Le gros atout de la filière ECG est que les élèves ont un profil équilibré : toutes les matières sont vraiment représentées aux concours avec un coefficient fort (et d’autant plus, dès que l’on ajoute les coefficients oraux aux coefficients écrits).
    Si il y a une coupe dans les matières littéraires, et un allègement en esh/hg, nos élèves n’auront plus autant l’avantage par rapport aux prépas scientifiques (surtout pour les écoles parisiennes qui recherchent un profil plus scientifique).
    Si il y a une coupe dans les maths, là encore, quel sera l’avantage par rapport aux élèves de BL ?
    Et si on coupe de partout, le niveau sera très loin du bagage satisfaisant avec lequel nos élèves affrontent l’après CPGE, donc l’intérêt par rapport aux bachelors (tellement lucratifs) ou aux étudiants à l’université (dont les concours doivent sûrement être beaucoup moins coûteux pour les écoles) risque de s’amoindrir …

    Il faut donc être très vigilant par rapport aux propositions qui nous seront faites.
    Je pense malheureusement qu’on ne pourra pas défendre longtemps le statu quo même si il FAUT le défendre à tout prix pour commencer ! Donc il est important de prévoir en amont le cas où des coupes ou des modifications seront exigées.
    (mais j’insiste, cela ne signifie pas que je suis pour ces changements)
    Parmi tout ce qui a été évoqué, pour moi, le point central est de garder un équilibre entre les matières.
    Je trouve donc la coupe littérature/philosophie inenvisageable : ce serait même pour moi, la pire des décisions possibles, vu les qualités rédactionnelles des élèves à la sortie du lycée, et ce qui les attend dans les métiers de cadre qu’ils visent.
    Au risque de choquer (surtout que je suis professeur de mathématiques), c’est plus sur les maths où imaginer un tronc commun avec une spécialité pourrait se défendre dans les établissements comme le mien… Ainsi qu’aligner les horaires de HGG et ESH…

    Enfin, concernant l’attractivité de notre filière, il serait aussi temps que les épreuves des écoles pour le concours d’ECG arrêtent de s’alourdir : je suis sûre que la prépa serait plus attractive si le rythme était un tout petit peu moins soutenu ! (moins de bachotage, plus de réflexion). Car le décalage entre les épreuves du bac et celles des concours (moins de 2 ans après) est ahurissant !

    Cordialement,
    Marielle Fritz
    lycée Ozenne

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