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Colloque INT-Evry / APHEC novembre 2005 (4)

Le mercredi 30 novembre 2005.

« Les CPGE dans le processus de Bologne, comment s’y préparer ? »

Intervention de Martine Boutillon, Promoteur du processus de Bologne (synthèse)


Martine Boutillon a présenté les ECTS (European Credit Transfer System) et le SP (supplément au diplôme) comme outils du processus de Bologne. La mise en place du processus de Bologne repose sur « quatre piliers » : trois illustrés dans la mise en place du LMD, ou trois cycles débouchant sur un diplôme, et un quatrième qui est la semestrialisation.
A terme, la semestrialisation n’est pas seulement « une césure en deux parties, c’est le fait de pouvoir proposer les deux segments en même temps et de vérifier qu’un étudiant passe d’un semestre à l’autre avec toutes ses crédibilités » Un semestre d’enseignement doit être validé par 30 ECTS.

Le système des crédits permet d’attribuer un « poids » à toutes les composantes d’un programme d’études. Elément très important pour les classes préparatoires, le crédit se définit par la charge globale du travail d’un élève dans une discipline c’est-à-dire le nombre total de « contacts », quels qu’ils soient : cours magistral, séminaires, TD, TP ainsi que tout ce qui accompagne : travail personnel, stage etc. Ces crédits doivent se définir aussi en fonction des objectifs généraux des programmes et de chacun des cours.

On voit là l’aboutissement d’un processus européen de réflexion qui dure depuis 1989 dans le cadre du programme Erasmus et qui peut être considéré comme « achevé ». Au départ, c’était un système qui favorisait les échanges et qui permettait d’apprécier la nature et la qualité des études suivies. Aujourd’hui, les ECTS représentent un système d’accumulation qui permet d’atteindre le nombre de crédits nécessaires pour l’obtention d’un diplôme. Il facilite la comparaison et la lecture des programmes d’études et permet la mobilité et la reconnaissance académique. Il s’étend à tous les programmes et devrait donc bientôt concerner les CPGE.

Le système ECTS est basé sur « l’apprenant » en se centrant sur sa charge de travail.
Le volume de travail d’une année universitaire représente 1500 à 1900 heures, toutes activités confondues. Une formation inférieure à 1500 heures de travail n’est pas considérée comme une formation sérieuse.

Un crédit ECTS représente 25 à 30 heures de travail et une année universitaire délivre 60 crédits (ECTS) quelle que soit la charge de travail de l’année en question c’est-à-dire 2 semestre de 30 crédits chacun. Les crédits sont affectés à chaque cours par l’établissement concerné.
En Europe, la plupart des pays, dont la France, a opté pour un premier cycle de 180 crédits.
C’est le choix des universités mais la question se pose un peu différemment pour les Grandes Ecoles sachant que le deuxième cycle (Master) égale 120 crédits et que l’ensemble du premier et du second fait 300 crédits. Les cursus doivent être présentés de manière à conduire à des résultats de formation ; il s’agit donc de savoir exactement les résultats espérés de la formation pour chacun des cours en fonction des différentes approches pédagogiques des contenus des enseignements. La description des unités de cours est parfaitement standardisée pour ECTS, ce qui facilite considérablement la lecture d’un cursus d’une université partenaire et, bientôt, celle des cursus des Grandes Ecoles. Les résultats portent le nom de RAF : Résultats Attendus de la Formation.

Un moyen de sortir de l’affaire, c’est d’adopter les chaînes. La notation ECTS pour les classes préparatoires devrait permettre d’éviter le problème posé par l’envois des bulletins des classes préparatoires où les notes et les commentaires ne correspondent pas aux excellents étudiants que l’on dit accueillir dans ces classes.
De plus aux ECTS s’ajoute une notation relative correspondant au niveau d’un élève dans sa classe. Les 10% meilleurs vont avoir A quelles que soient leurs notes. Ensuite, ça se décline de la façon suivante : 25% des élèves qui restent ont la note B, etc....

Le supplément au diplôme est une annexe descriptive au diplôme dont les travaux ont commencé dès 1994 entre la Commission Européenne, le Conseil de l’Europe et l’UNESCO.
La première mise en place date de 1996.
Le supplément diplôme est un document personnel qui est remis à l’étudiant après l’obtention d’un diplôme de premier cycle ou de deuxième cycle. Pour l’instant, il n’est pas prévu de donner de supplément au diplôme pour le troisième cycle. Ce document contient des informations sur le titulaire du diplôme (nom, prénom...), les informations sur le diplôme, le niveau de qualification, le nombre d’années d’études, le contenu, les résultats obtenus accompagnés du relevé de notes qui, pour la France, a posé un certain nombre de problèmes : les syndicats étudiants se sont opposés à ce que le relevé de notes figure dans le supplément au diplôme. Il est donc remis en annexe.
Apparaissent aussi toutes les informations sur le diplôme lui-même et la façon dont il est donné dans l’établissement, sur la fonction de la qualification comme les possibilités professionnelles ou bien l’accès à d’autres études etc. . Ainsi que des informations complémentaires où figurent les études qui ont été faites à l’étranger.
Le supplément doit dûment être certifié par le chef de l’établissement avec toutes les signatures et les tampons nécessaires.

Pour en savoir plus :
http://europa.eu.int/comm/education/programmes/socrates/ects_fr.html

http://www.difed.agropolis.fr/leguide/REFORME%20LMD/lmd.html


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