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Lettre adressée le 14/02/2011 par la Conférence des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles à Madame Valérie PÉCRESSE, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Le lundi 21 février 2011.

Lettre adressée le 14/02/2011 par

la Conférence des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles

à

Madame Valérie PÉCRESSE, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

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Madame la Ministre,

Les associations de professeurs des classes préparatoires, toutes filières et toutes
disciplines confondues, se voient contraintes en ce début d’année 2011 d’attirer votre
attention sur un dossier technique, mais crucial à la fois pour nos classes et pour la préparation
des concours d’entrée dans les grandes écoles : celui de la Dotation Horaire Globale, qui
détermine les capacités de financement, et donc de fonctionnement, des établissements du
second degré.

Comme son nom l’indique, cette dotation est globale et rassemble, sans frontière
étanche, les heures d’enseignement du secondaire et des CPGE. Or ces dotations font l’objet
cette année, de façon inégale, mais avérée dans bien des académies, de réductions importantes.
Nos collègues du secondaire, et leur enseignement, sont bien sûr les premiers touchés, et nous
sommes solidaires de leur inquiétude.

Mais les heures de CPGE peuvent l’être aussi, que le principe de « rationalisation »
frappe des heures fragiles, que celui d’égale répartition des efforts à consentir conduise les
proviseurs à réduire aussi les heures de classe préparatoire, ou qu’une politique plus ou moins
volontariste selon les académies vise spécifiquement ces enseignements au nom d’un coût
excessif, ou d’un gaspillage supposé, parfois bruyamment et très discutablement stigmatisé.

Sans détailler la liste fort longue des établissements où les problèmes se posent de
façon aiguë, jusqu’à remettre en cause les services de certains collègues, ou l’offre locale de
formation, les associations souhaitent attirer votre attention sur trois conséquences sérieuses
de cette réduction des financements, aggravées encore par le fait qu’elle soit laissée dans son
détail à l’initiative locale des recteurs et des chefs d’établissement :

  • La première est la rupture de l’égalité républicaine entre les candidats devant le concours :
    en toute contradiction avec le principe de définition réglementaire, et donc uniforme, des
    horaires, les volumes de préparation sont exposés désormais à varier fortement d’une
    académie à l’autre, d’un établissement à l’autre.
  • La seconde est la fragilisation des préparations dans toutes les disciplines qui ne mobilisent
    pas de fortes cohortes (en langues anciennes, en géographie, dans les langues rares, en LVB
    ou LV2 en particulier), ainsi que dans celles qui appellent, pour des raisons d’encadrement,
    voire de sécurité, des dédoublements en travaux dirigés ou pratiques : mathématiques,
    physique-chimie, sciences industrielles, sciences de la vie et de la terre. Outre la baisse du
    niveau des candidats aux concours d’entrée dans les grandes écoles que ces fragilisations
    laissent augurer, ce sont, nous le savons, ces disciplines elles-mêmes qui sont mises en péril.
  • La troisième est la diminution de l’offre de formation dans certains sites de CPGE
    (fermetures de classes, fermetures d’options), avec ce qu’elle implique de réduction possible
    des effectifs à la rentrée 2011, alors même que la politique ministérielle semble nous inviter
    précisément à former davantage d’étudiants dans nos classes, dont les modes d’encadrement
    ne contribuent pas peu, vous le savez comme nous, mais il en faut les moyens, à l’ouverture
    sociale des parcours de l’enseignement supérieur.

Aussi les associations sollicitent-elles de votre vigilance une intervention auprès des
recteurs et des chefs d’établissement afin que le fonctionnement d’un système dont dépend la qualité de bon nombre des étudiants que recruteront dans les années à venir aussi bien les
entreprises françaises, grandes ou petites, que l’Éducation Nationale elle-même, ne soit pas
grevé par des moyens partout insuffisants ou, de façon manifeste, inégalement répartis, au
péril, encore une fois, de l’égalité républicaine.

Au nom de mes collègues professeurs en classes préparatoires, je vous prie d’agréer,
Madame la Ministre, l’expression de notre profond respect.

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Pour la CCPGE,

Le président de l’Association des Professeurs de Premières et de Lettres Supérieures,

Marc EVEN

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Sont également signataires de ce courrier les associations suivantes :

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Union des Professeurs de Spéciales (UPS)

Bruno JEAUFFROY

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Association des Professeurs de classes préparatoires économiques et commerciales (APHEC)

Philippe HEUDRON

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Union des Professeurs de Sciences et Techniques Industrielles (UPSTI)

Hervé RIOU

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Union des Professeurs enseignant les disciplines Littéraires dans les classes préparatoires
Scientifiques (UPLS)

Rémy BOULARD

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Union des professeurs scientifiques des classes préparatoires biologiques et géologiques
(UPA)

Jean-François BEAUX

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Association des Professeurs de Français et Langues Anciennes – Classes Préparatoires
Littéraires (APFLA-CPL)

Véronique CIREFICE

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Association des Professeurs d’Histoire en première supérieure Lyon (APHLY)

Stéphane GIBERT

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Association des Professeurs d’Histoire en première supérieure Ulm (APHU)

Catherine LEFRANÇOIS

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Association des Professeurs de Géographie (APGéo)

Pierre STRAGIOTTI

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Association des Professeurs d’Histoire de la filière BL (APHBL)

Fabrice LAROULANDIE

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Association des Professeurs de Mathématiques en classes Littéraires (APML)

Pascal MANO

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Association des Professeurs de SES en filière BL (APKHKSES)

Jean Claude VAL


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