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Courrier adressé par l’APHEC à l’EDHEC le 18 novembre 2012

Le lundi 26 novembre 2012.

Baisse du coefficient de LV2 au concours d’admission à l’EDHEC


Paris, le 18 novembre 2012

Bureau de l’APHEC

Lycée Janson de Sailly

106 rue de la Pompe

75016 PARIS

à

Madame Anne ZUCCARELLI

Directrice de l’EDHEC

Objet : Baisse du coefficient de LV2 au concours d’admission à l’EDHEC

Madame la Directrice,

Au cours des vacances de Toussaint, l’APHEC a appris avec consternation la modification envisagée par l’EDHEC concernant les épreuves et coefficients de la session 2013, voies S et ES.

Les linguistes de l’APHEC s’inquiètent tout particulièrement du sort réservé à la LV2, et ce pour plusieurs raisons : en effet, le coefficient 2 – le plus faible de tous – affecté à cette matière ne peut manquer d’avoir des incidences regrettables sur la préparation du concours par les étudiants. Le travail accompli en classe préparatoire en LV2 permet très souvent de remédier à des lacunes importantes qui subsistent pour beaucoup d’étudiants à la fin du secondaire. L’effort fourni par les préparationnaires pendant ces deux années est considérable et mérite d’être récompensé à sa juste valeur, sans compter que cette reconnaissance même agit en retour comme élément de motivation.

L’EDHEC, comme les autres Grandes Écoles, compte sur le niveau acquis par les étudiants en langues vivantes pour pouvoir leur faire passer des certifications étrangères avec un taux de réussite élevé et les envoyer en stage à l’étranger, ou même leur faire acquérir une troisième langue vivante. Si cette formation venait à être perçue comme accessoire dans l’intégration de l’école, cela aboutirait à court terme à une détérioration du niveau des candidats dans ces disciplines. Or, une proportion non négligeable, et en constante augmentation, des diplômés d’écoles entame leur carrière à l’étranger, et il est évident que leur adéquation à leurs objectifs professionnels, ainsi que leur intégration dans une société étrangère passe par de bonnes connaissances linguistiques et culturelles du pays d’accueil. Il est plus que fâcheux que ces réalités soient constamment mises en avant dans les stratégies d’internationalisation des Écoles et paradoxalement négligées dans les objectifs de formation. La minoration du coefficient de la LV2 est un nouvel exemple probant de ce décalage entre le discours tenu et la réalité vécue.

Nous aimerions rappeler que les instances européennes, suivies en cela par le Ministère de l’Éducation fixent comme objectif de formation la nécessité pour chaque citoyen européen de maîtriser deux langues vivantes – autre que la sienne – compétences indispensables dans une économie de la connaissance, et dans un environnement professionnel concurrentiel et mondialisé. De plus, le contenu du programme des classes préparatoires en langues ne sera pas modifié à la lumière de la réforme du secondaire, mais redéfini en termes de compétences ; le niveau attendu restera identique.

Enfin, nous aimerions faire valoir qu’une annonce à quelques mois du concours est anormalement tardive : en effet, les étudiants doivent pouvoir bénéficier de leurs deux années complètes de préparation au concours en connaissance de cause, particulièrement, lorsque de nouvelles épreuves d’autres écoles sont introduites.

Ce courrier traduit à la fois notre propre consternation et la surprise de nos adhérents qui ne comprennent pas le changement opéré par l’EDHEC, sans concertation et au dernier moment. Nous savons de surcroît que les représentants d’histoire-géographie et géopolitique sont également mécontents de constater qu’alors que l’enseignement de l’histoire-géographie redevient obligatoire en terminales, leur discipline est elle aussi victime du doublement envisagé du nombre des épreuves de mathématiques.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de bien vouloir reconsidérer votre intention de modifier de façon aussi profonde les équilibres des coefficients de votre concours.

Vous remerciant de l’attention accordée à notre requête, nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice, l’expression de notre considération la plus respectueuse,

Les linguistes du Bureau de l’APHEC

Ascension BERTHELOT (représentante de l’espagnol)

Enrico CONSONNI (représentant de l’italien et des langues « rares »)

Philippe KOHLER (représentant de l’allemand)

Anne-Marie PENON (représentante de l’espagnol)

Philippe PILATO (représentant de l’anglais)

Viviane SIMPSON (représentante de l’anglais)


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