Concours 2026 post-prépas ECG et ECT d’entrée dans les grandes Écoles de Management
Message de rentrée d’Alain JOYEUX, président de l’APHEC
Alors même que le nombre de candidats issus des prépas ECG et ECT était en augmentation, le nombre d’affectés dans les Grandes Écoles (GE) a baissé de 3 % lors de la session 2026. Dix écoles n’ont pas réussi à pourvoir toutes les places offertes au concours, soit une de plus qu’en 2025. Trois cent quatre-vingt-trois (!) places réservées aux CPGE EC vont ainsi rester vacantes.
Ce bilan interroge tous les acteurs de la filière. Les CPGE sont confrontées à une augmentation des demandes de khûbage. Les démissions avant ou après le SIGEM se multiplient. De plus en plus de préparationnaires considèrent que le passage par une classe préparatoire n’a de sens que pour intégrer les écoles du très haut de tableau.
L’un des effets délétères de cette évolution pourrait être l’aggravation de l’autocensure de bacheliers qui douteraient de leur capacité à viser un petit nombre de grandes écoles, pénalisant ainsi le recrutement en CPGE. Notons d’ailleurs que le pourcentage de boursiers affectés en 2026 n’est que de 22,7 % contre 24,8 % en 2025. Or, cette catégorie est particulièrement sujette à l’autocensure. Pour les dix écoles qui ne remplissent pas, c’est la question de leur attractivité qui est posée, sans négliger le fait que des places vacantes constituent pour elles une importante perte financière. Et certaines écoles qui remplissent aujourd’hui toutes les places offertes au concours ne sont pas assurées de garder cet avantage à court ou moyen terme.
Pourtant, toutes les écoles post-prépa sont reconnues au niveau national et international ; toutes offrent des opportunités académiques et professionnelles très intéressantes. L’employabilité des diplômés en Master de management se situe à un niveau exceptionnellement élevé vis-à-vis d’autres formations. Or, force est de constater que de plus en plus d’étudiants s’interrogent sur cette réalité.
L’APHEC s’inquiète d’une rétractation de la filière à un nombre toujours plus réduit d’écoles recrutant en CPGE. Si cette tendance se confirmait et s’accentuait, le continuum CPGE–GE serait fragilisé, voire menacé. Les CPGE EC devraient alors fortement et rapidement diversifier leurs débouchés pour assurer leur pérennité. Notre association n’a jamais privilégié le fracas, mais chaque fois que les intérêts des Classes Préparatoires EC, de leurs étudiants ou de leurs enseignants étaient en jeu, elle a été force de propositions.
C’est pourquoi nous formons le vœu qu’au cours de l’année 2026-2027, une vraie réflexion nous associe à toutes les Grandes Écoles, au SIGEM et à notre tutelle afin de définir ensemble une stratégie commune, pour relever les défis que la filière CPGE-GE doit affronter.
D’ici là, l’APHEC souhaite à toutes et à tous une très bonne rentrée !
Alain Joyeux
Président de l’APHEC